On a beaucoup parlé ces derniers temps des événements dans les quartiers défavorisés. Sarkozy a évoqué à plusieurs reprises la présence de voyous, de
grands délinquants.Effectivement dans les cités pauvres on sait depuis longtemps qu'une économie souterraine basée sur le trafic notamment de drogues perturbe la vie de ces cités. Ayant travaillé
auprès des toxicomanes pendant plusieurs années j'ai pu me rendre compte, premièrement que l'héroïne n'est pas un produit toxique. Elle a toujours été délivrée sur ordonnance en Angleterre, elle
est aujourd'hui prescrite en Suisse, c'est donc bien la preuve de ce que j'avance. Par ailleurs il en est à peu près de même du cannabis qui est un produit bien moins dangereux que l'alcool. Je
ne dis pas cela dans l'intérêt des toxicomanes, mais pour insister sur le fait que cette lutte, contre les drogues, s'est montrée depuis un siècle totalement inefficace. Plus encore la
consommation de drogues n'a cessé d'augmenter depuis son interdiction dans les années 1960. Or cette prohibition au lieu de protéger la société ne fait que profiter au grand banditisme qui existe
un peu partout dans le monde et sert d'appui à la délinquance des cités pauvres en France. Pour résoudre le problème des cités il faut couper les vivres à la délinquance en encadrant une
dépénalisation progressive de l'ensemble des drogues ce qui provoquera un effondrement du trafic, une perte de pouvoir des délinquants des cités, et par ailleurs une amélioration de la qualité
des produits ainsi qu'une diminution importante des risques sanitaires liés à la consommation de ces produits. À long terme une politique de dépénalisation, permettrait d'avancer dans plusieurs
domaines :
-- diminution de la grande délinquance liée au trafic
-- perte de pouvoir des délinquants des cités
-- possibilité de reprise en main par la population de leur vie dans ces cités défavorisées
-- diminution des risques sanitaires liés à l'usage de drogues par un contrôle de qualité (voir la politique des Pays-Bas).
-- diminution des dépenses inutiles liées à la lutte contre le trafic
-- diminution des dépenses de santé liée à la toxicomanie
-- possibilité plus aisée d'une reprise de pouvoir de l'état et des administrations ainsi que de l'éducation nationale sur ces cités.
Ceci n'est pas un moratoire en faveur de l'usage de drogues car il est certain pour moi que les drogues n'apportent rien en général aux individus, mais
il est clair aussi que la prohibition est une erreur tend sur le plan national qu'international, tant elle suscite de dérive.
Par ailleurs ,pour en revenir à la violence dans les cités et à l'application de la loi ,il faut tenir compte d'un fait : les jeunes mêmes analphabètes
ou complètement acculturés suivent et sont ballottés dans l'ambiance qui règne dans notre pays. Notamment ils ont bien conscience qu'en France nous vivons dans un pays où l'application de la loi
est très aléatoire. Ils voient bien au travers des médias que les politiciens, les patrons d'entreprise, les citoyens ne respectent pas forcément cette loi. Lorsque des personnes investies de
pouvoir ne respectent pas la loi cela entraîne une perte importante et très grave de sa valeur symbolique. Et c'est justement cette valeur symbolique de la loi qui constitue les liens fondateurs
d'une société.
Pour améliorer le respect de la loi il faut donc,aussi,que l'ensemble des acteurs du pouvoir montrent l'exemple. Et cet exemple est d'autant plus
nécessaire quand il s'agit de jeunes. Nous devons exiger de la part des élus, un comportement irréprochable
Voilà je pense qu'il est absolument nécessaire d'évoluer en ce sens.
Commentaires